Artisans du bâtiment
Assurance décennale : une couverture adaptée à votre métier
Artisan, entreprise du bâtiment ou micro-entrepreneur : EMOND CONSEILS étudie votre assurance décennale à partir de vos chantiers réels, partout en France et à distance.
L’essentiel en 30 secondes
- Obligatoire pour tout constructeur dont la responsabilité décennale peut être engagée : artisans, entreprises, micro-entrepreneurs, maîtres d’œuvre.
- À souscrire avant l’ouverture du chantier, et non au premier sinistre.
- Dix ans de protection à compter de la réception des travaux, pour les dommages qui menacent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à son usage.
- Une attestation à joindre à chaque devis et à chaque facture.
- Un délit en cas d’absence : travailler sans décennale est passible de six mois d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende.
Êtes-vous concerné ?
L’obligation vise toute personne dont la responsabilité décennale peut être engagée pour des travaux de construction (article L241-1 du Code des assurances). C’est le cas :
- des artisans et entreprises du bâtiment, quel que soit leur statut : société, entreprise individuelle ou micro-entreprise ;
- des maîtres d’œuvre et bureaux d’études liés au client par un contrat ;
- des travaux neufs comme de la rénovation, dès qu’ils touchent à l’ouvrage.
En principe, ne sont pas concernés l’entretien, la maintenance et la peinture purement décorative. Le sous-traitant n’a pas d’obligation légale, car il n’a pas de contrat avec le client final. Dans les faits, l’entreprise principale lui demande presque toujours une attestation.
Votre métier : plombier · chauffagiste · pompe à chaleur et climatisation · électricien · maçon · plaquiste · menuisier · carreleur · couvreur · charpentier · peintre · poêliste · photovoltaïque · isolation · multiservices · terrassier · paysagiste · pisciniste · maître d’œuvre · bureau d’études
Ce que couvre la décennale, et ce qu’elle ne couvre pas
Pendant dix ans après la réception, la décennale paie la réparation des dommages qui :
- compromettent la solidité de l’ouvrage : fissures structurelles, affaissement, effondrement ;
- le rendent impropre à sa destination : par exemple des infiltrations qui rendent un logement inhabitable ;
- touchent la solidité d’un équipement indissociable des fondations, de l’ossature, du clos ou du couvert.
Elle ne couvre pas les défauts purement esthétiques, l’usure normale, le défaut d’entretien, ni vos outils et votre matériel. D’autres garanties prennent le relais :
| Garantie | Durée | Ce qu’elle couvre | Qui la porte |
|---|---|---|---|
| Parfait achèvement | 1 an après la réception | Les défauts signalés à la réception ou pendant l’année | L’entreprise elle-même |
| Bon fonctionnement | 2 ans minimum après la réception | Les équipements dissociables : robinetterie, radiateurs, volets… | L’entreprise, souvent via son contrat |
| Décennale | 10 ans après la réception | La solidité de l’ouvrage et son usage | L’assureur décennal de l’entreprise |
| Responsabilité civile | Pendant et après les travaux | Les dommages causés au client, aux voisins, aux tiers | L’assureur RC de l’entreprise |
| Dommages-ouvrage | Jusqu’à 10 ans après la réception | Le préfinancement des réparations, sans attendre de savoir qui est responsable | Le client, maître d’ouvrage |
Pompe à chaleur, chaudière, insert : le piège des travaux sur existant
Un équipement ajouté sur un bâtiment existant ne relève ni de la décennale ni de la garantie de bon fonctionnement, sauf s’il constitue lui-même un ouvrage. C’est la règle posée par la Cour de cassation le 21 mars 2024 (n° 22-18.694). Ses dommages relèvent alors de la responsabilité de droit commun, qui suppose de prouver une faute.
Pour un chauffagiste ou un installateur de pompes à chaleur qui travaille surtout en rénovation, la responsabilité civile après travaux compte donc autant que la décennale. Nous vérifions les deux dans votre contrat.
→ Notre guide : PAC ou chaudière sur existant, décennale ou pas ?
Activités déclarées : le point qui fait tout
Votre attestation liste des activités précises. Un chantier qui en sort n’est pas couvert, même avec une attestation à jour. Un électricien assuré pour l’électricité qui coule une dalle n’est pas couvert pour cette dalle.
C’est là que les artisans se font surprendre : une prestation faite « de temps en temps », une nouvelle technique, un nouveau procédé. Lors de l’étude, nous passons en revue avec vous tout ce que vous facturez réellement, y compris l’occasionnel, pour que votre contrat corresponde à vos chantiers.
Attestation, devis, factures : vos obligations
- Joignez votre attestation à chaque devis et à chaque facture. Son modèle est fixé par arrêté depuis 2016 : assureur, numéro de contrat, période de validité, activités garanties, montants, zone géographique.
- Pour la décennale, c’est l’attestation jointe qui compte (article L243-2 du Code des assurances) : l’obligation de mention de l’assurance prévue par le Code de l’artisanat (article L132-1) ne vise pas les constructeurs soumis à la décennale.
- Vérifiez la période de validité : elle doit couvrir la date d’ouverture du chantier, pas seulement celle du devis. Sur un chantier déjà commencé par d’autres entreprises, faites vérifier votre situation avant d’intervenir.
→ Attestation décennale : contenu et contrôle · Mentions d’assurance sur devis et factures
Ce qui fait varier le prix de votre décennale
Il n’existe pas de tarif unique. L’assureur calcule la cotisation à partir de :
- vos activités et leur part dans votre chiffre d’affaires : le gros œuvre pèse plus que la finition ;
- votre chiffre d’affaires, réalisé ou prévisionnel ;
- votre expérience et vos qualifications, décisives en création d’entreprise ;
- vos antécédents : anciennes attestations, sinistres, éventuelle résiliation ;
- votre organisation : sous-traitance, effectif, zone d’intervention ;
- la franchise et les plafonds retenus.
Comparer deux propositions sur le seul prix est un piège. À cotisation égale, les activités couvertes, la franchise et les exclusions peuvent tout changer.
Votre situation
- Micro-entrepreneur : même obligation qu’une société, mêmes contrôles. → Décennale auto-entrepreneur
- Création d’entreprise : pas d’historique d’assurance, mais votre expérience de salarié compte. → Assurances pour créer son entreprise
- Sous-traitant : pas d’obligation légale, mais une attestation presque toujours exigée. → Décennale du sous-traitant
- Changement d’assureur ou arrêt d’activité : chaque chantier reste couvert par le contrat en vigueur à son ouverture, pendant dix ans, même si ce contrat a été résilié depuis. → Changer d’assurance décennale
Comment se passe l’étude avec EMOND CONSEILS
Vous décrivez votre activité : formulaire en deux étapes (métier et situation, puis coordonnées) ou appel direct. Aucun document à envoyer au premier contact.
Nous faisons le point ensemble, par téléphone ou en visio : vos travaux réels, votre expérience, vos antécédents.
Nous consultons les assureurs partenaires qui acceptent votre profil et vos activités.
Vous recevez une proposition expliquée : activités couvertes, franchise, plafonds, exclusions. Vous signez en ligne et recevez votre attestation une fois le contrat souscrit.
Nous accompagnons les artisans partout en France à distance, et sur place dans la Marne et les départements voisins.
→ Aube · Aisne · Ardennes · Meuse · Haute-Marne · Seine-et-Marne
Pourquoi passer par un courtier
- Un interlocuteur qui connaît le bâtiment et parle le langage de vos chantiers.
- Plusieurs assureurs consultés pour votre dossier, au lieu d’un seul guichet.
- Un conseil écrit et motivé : nous formalisons vos besoins et justifions la proposition retenue, comme l’impose la réglementation de la distribution d’assurance.
- Un suivi dans la durée : nouvelle activité, déclaration de sinistre, renouvellement.
Questions fréquentes
L’assurance décennale est-elle obligatoire pour un auto-entrepreneur ?
Oui. L’obligation dépend des travaux réalisés, pas du statut. Un micro-entrepreneur qui réalise des travaux de construction ou de rénovation touchant l’ouvrage doit être assuré avant l’ouverture du chantier.
Puis-je démarrer un chantier en attendant mon attestation ?
Non. Le contrat doit être en vigueur à l’ouverture du chantier. Une demande de devis ne vaut pas couverture : attendez la prise d’effet du contrat.
Que se passe-t-il si je change d’assureur ou si j’arrête mon activité ?
Chaque chantier reste couvert par l’assureur qui vous garantissait à son ouverture, pendant toute la durée de votre responsabilité décennale, même après la résiliation du contrat. Conservez toutes vos anciennes attestations.
La décennale couvre-t-elle les dégâts causés pendant le chantier ?
Non. Un dégât des eaux pendant vos travaux, un client blessé ou un mur voisin abîmé relèvent de votre responsabilité civile professionnelle, à souscrire en complément.
Une pompe à chaleur posée sur une maison existante est-elle couverte par la décennale ?
Pas automatiquement. Depuis 2024, un équipement installé sur un bâtiment existant ne relève de la décennale que s’il constitue lui-même un ouvrage. Le reste dépend de votre responsabilité civile après travaux.
Je suis sous-traitant : ai-je besoin d’une décennale ?
La loi ne vous l’impose pas, car vous n’avez pas de contrat avec le client final. Mais votre responsabilité peut être recherchée en cas de faute prouvée, et votre donneur d’ordre exigera presque toujours une attestation.
Combien de temps pour obtenir mon attestation ?
Cela dépend de votre profil et de l’assureur. Un dossier complet (activités détaillées, justificatifs d’expérience, anciennes attestations) va beaucoup plus vite. Nous vous disons dès le premier échange quelles pièces préparer.
Combien coûte une assurance décennale ?
Il n’y a pas de prix standard. Votre métier, votre chiffre d’affaires, votre expérience et vos antécédents font varier la cotisation : seule une étude de votre dossier donne un montant fiable. → Prix de l’assurance décennale
Faites étudier votre décennale
Décrivez votre activité en deux minutes. Nous revenons vers vous avec les bonnes questions, puis une proposition détaillée si votre profil est accepté par nos partenaires.
Une demande d’étude ne vaut ni souscription ni attestation. Toute proposition dépend de l’acceptation de l’assureur.
