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Vignerons et maisons de Champagne

Assurances des vignerons et des maisons de Champagne : de la vigne à la bouteille

Vigneron, coopérateur, prestataire ou maison : une exploitation champenoise cumule des risques que peu d’activités réunissent, du gel de printemps au stock qui vieillit des années en cave. EMOND CONSEILS, installé dans la Marne, les étudie avec vous, sur place ou à distance.

L’essentiel

  • La récolte sur pied : gel, grêle, sécheresse. L’aide publique couvre jusqu’à 70 % de la cotisation d’assurance récolte, et l’aide de l’État aux vignes non assurées baisse chaque année.
  • Les bâtiments et le stock : pressoir, cuverie, caves, et des bouteilles qui vieillissent des années avant d’être vendues. Une valeur qui se compte en récoltes.
  • Votre responsabilité : un traitement qui dérive, un engin qui abîme la vigne d’un voisin, une bouteille qui blesse un client.
  • Les engins et les équipes : tracteurs et enjambeurs s’assurent même s’ils ne quittent pas les vignes ; salariés et saisonniers relèvent de la MSA, votre responsabilité d’employeur se couvre en plus.
  • Vous-même : l’AMEXA et l’ATEXA, vos régimes obligatoires, versent des indemnités limitées. Une prévoyance complète ce que verse la MSA.

Les risques selon votre profil

En Champagne, 16 200 vignerons exploitent 90 % du vignoble, et 370 maisons expédient plus des deux tiers des volumes, aux côtés de 130 coopératives (Comité Champagne). Selon votre place dans la filière, les risques ne sont pas les mêmes.

Votre profilCe que vous avez à protégerLe point souvent oublié
Récoltant-manipulantLa vigne, le pressoir et la cuverie, plusieurs années de stock, votre marqueLa valeur à laquelle le stock est assuré, et la RC produits si vous exportez
Coopérateur ou vendeur de raisinsLa récolte sur pied, le matériel, votre responsabilité d’exploitantL’assurance récolte : la vendange livrée est votre revenu de l’année. Et les bouteilles reprises pour être vendues sous votre nom
Prestataire de services viticolesVos engins, enjambeurs et pulvérisateurs, et vos équipesLes dommages causés aux vignes de vos clients : erreur de produit, dérive, casse
Maison (négociant-manipulant)Des stocks importants, les sites de production, la marque, la distribution en France et à l’exportLa perte d’exploitation après un sinistre, le rappel de produits, la RC dans les pays d’export

Le code imprimé sur l’étiquette le dit souvent : RM, RC, CM ou NM. Qui vend en bouteilles porte un stock et une responsabilité de producteur ; qui livre ses raisins dépend d’abord de sa récolte.

Ce que la loi impose, et ce qu’elle vous laisse choisir

Peu d’assurances sont obligatoires pour une exploitation viticole. Les autres se choisissent, mais ce sont elles qui protègent l’essentiel de votre outil de travail.

  • Obligatoire : chaque véhicule et engin à moteur, tracteurs et enjambeurs compris, même s’il ne circule que dans vos vignes ou votre cour (article L211-1 du Code des assurances).
  • Obligatoire : l’ATEXA, l’assurance accidents du travail des exploitants, gérée par la MSA, pour vous et votre conjoint collaborateur.
  • Obligatoire dès le premier salarié : une complémentaire santé collective (article L911-7 du code de la sécurité sociale). Les accidents du travail de vos salariés et saisonniers relèvent de la MSA.
  • Facultatives mais décisives : l’assurance récolte, les bâtiments et le stock, la RC de l’exploitation. Votre banque peut en exiger certaines pour un prêt.

Vendanges, travaux pour d’autres vignerons, accueil du public, votre propre protection, la transmission : chaque sujet a sa page.

Votre bilan viticole avec EMOND CONSEILS

Courtier installé dans la Marne, EMOND CONSEILS consulte plusieurs assureurs pour votre exploitation, et vient la voir.

  1. Un appel découverte de 15 minutes pour comprendre votre exploitation et votre activité.

  2. Un bilan d’une heure, offert, sur place ou en visio : vignes, pressoir, cuverie, caves, stock, engins, équipes, et vos contrats actuels.

  3. La consultation des assureurs partenaires, risque par risque.

  4. Des propositions expliquées, avec un conseil écrit, puis un point chaque année avant la campagne d’assurance récolte.

Questions fréquentes

Quelles assurances sont obligatoires pour un viticulteur ?

L’assurance de chaque véhicule et engin à moteur, l’ATEXA pour l’exploitant, et dès le premier salarié une complémentaire santé collective. L’assurance récolte, les bâtiments, le stock et la RC de l’exploitation restent facultatifs, mais ce sont eux qui protègent l’essentiel de votre patrimoine professionnel.

Mes tracteurs doivent-ils être assurés s’ils ne sortent pas des vignes ?

Oui. Tout véhicule terrestre à moteur doit être assuré en responsabilité civile, même s’il ne circule que sur vos parcelles ou dans votre cour (article L211-1 du Code des assurances).

L’assurance récolte vaut-elle la peine en Champagne ?

Elle se décide sur vos chiffres. L’aide publique couvre jusqu’à 70 % de la cotisation d’un contrat multirisque climatique. Sans contrat, l’aide de l’État ne couvrira que 21 % des pertes au-delà de 50 % sur la récolte 2027, puis 14 % en 2028. La réserve individuelle complète l’assurance sans la remplacer : quand les petites récoltes s’enchaînent, elle ne se reconstitue pas.

Je fais vinifier par ma coopérative : qui assure le vin ?

Cela dépend de qui en est propriétaire et des contrats de la coopérative. Demandez-lui ce que couvrent ses assurances, et assurez ce qui est chez vous, à commencer par les bouteilles reprises pour être vendues sous votre nom.

Pouvez-vous venir sur l’exploitation ?

Oui, dans la Marne et les départements voisins. Voir la cuverie, les caves et le stock aide à fixer les bons montants ; le reste peut se faire en visio.

Faites le point avant la prochaine campagne

Les contrats d’assurance récolte se signent à l’automne et en hiver. Un appel de 15 minutes suffit pour savoir où en sont vos assurances.

Une demande de bilan ne vaut pas souscription. Toute proposition dépend de l’acceptation de l’assureur.

Adrien Dubief

Rédigé par Adrien Dubief, courtier en assurance, EMOND CONSEILS (ORIAS n° 26011262). Diplômé d’un master Banque des professionnels, installé dans la Marne, il accompagne les exploitations champenoises dans leurs assurances, de la vigne à la bouteille.

Références : Code des assurances, article L211-1 · code rural et de la pêche maritime, articles L752-1 et suivants (ATEXA) · code de la sécurité sociale, article L911-7.

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